Pourquoi les bals de promo c’est quand même fort sympathique

J’ai une réputation de grande asociale et de rabat-joie. (Peut-être parce que je suis une grande asociale et que je n’aime pas spécialement les festivités.) Mais il y a quelques mois j’ai été confrontée à une des fêtes qui précèdent le bac dans mon lycée : le bal de promo. Et étrangement tout ça m’a bien plu.

Pour commencer, c’était l’occasion de porter une robe que j’aime bien. Oui, j’aime bien les robes même si j’ai rarement le courage d’en porter. Je me suis laissé habiller, coiffer et maquiller, c’était plutôt chouette.

Ensuite le dîner avait lieu à un endroit très joli, au bord d’un étang. Nous avons pu prendre l’apéritif dehors avec les moustiques, ce qui en soi était amusant. Un gentil monsieur passait pour nous prendre en photo par petits groupes, puis par classe sur un grand escalier. (Mon professeur de philosophie a trouvé la tactique pour être devant : faire semblant de ne pas avoir entendu l’appel puis arriver au dernier moment.) Même les petits fours étaient délicieux.

J’approuve globalement la nourriture ce soir-là. Du velouté d’asperge en entrée à la glace à la vanille du dessert en passant par le vin, nous avons bien mangé. Et quand il y a un bon repas, ça fait déjà une bonne raison pour venir. Je regrette juste de m’être assise à une tablée où je ne connaissais pas grand monde faute de place.

La raison pour laquelle je me suis retrouvée au milieu de scientifiques qui parlaient élevage de canard, c’est la longue et plus qu’intéressante conversation que j’ai tenue avec mon professeur de philosophie avant le dîner. Etymologie, littérature, théâtre, enseignement : nous avons les mêmes centres d’intérêt (encore que je l’ai surpris en lui avouant que j’apprécie les jeux vidéo, haha). Au point que nous sommes arrivés très en retard pour le repas, bonjour tristesse.

J’ai été un peu déçue par la musique au début. Vous me direz que je n’ai qu’à vivre avec mon temps au lieu de râler. Vers une heure du matin, l’ambiance s’est considérablement détendue quand mon professeur de sciences de 1ère a organisé une chenille géante (« Mets tes deux pieds en canard »). Bien sûr je ne participe jamais à ce genre de débauche non non, mais en tant que spectateur, la scène est plutôt amusante.

Je suis rentrée chez moi complètement épuisée mais j’en garde de bons souvenirs, malgré mon aversion persistante pour les fêtes.

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