Tartiflette, l’histoire pas drôle by Lunfiwi et Sepulcrale

La fameuse histoire rédigée il y a un an :

Imbu d’une commisération sans pareil, les suppliques d’une enfant étaient audibles au-delà même des cimes célestes. De sa pureté, naquirent trois entités à la morphologie distincte, semblables de bienveillance : Tartiflette, Reblochon et Gaston. Toutes trois chargées de rétablir l’abondance dans un monde ravagé par la famine, telle la fée Lasagne qui surgit du plus profond de la nuit avec ses cadeaux fromage plein les bras. L’abondance succéda au partage. Fourvoyés par leur cupidité, les Hommes épuisèrent les ressources qui leur étaient pourtant si généreusement adressées. Reblochon fut contraint à l’exil. En Suède. Le voilà misérable, démunis, à la main trois frics, deux flouzes et cinq pognons. Et Dieu sait si on va loin avec trois frics, deux flouzes et cinq pognons.

Tartiflette s’ouvrit les veines avec une poignée de porte.

Il ne restait plus que Gaston. Le pauvre bougre fut injustement accusé de la disparition des ressources. Son châtiment fut terrible : regarder Vivement dimanche jusqu’à ce qu’il saigne par les yeux. Mais, alors qu’on insérait la cassette vidéo du 8 décembre 2002, il eut cette phrase sublime : Songeant au dramatise l’environnant, il émit une question : “Que puis-je sans Tartiflette ? Elle était mon authentique destinée…”

Et sous le coup de cet amour incestueux il tomba. Il périt les lèvres bleues et froides, privé de l’affection de Tartiflette.

Reblochon, à l’annonce de cette nouvelle, retrouva son courage. Il se mit en quête de fidèles compagnons prêts au sacrifice pour recréer un authentique plat savoyard. Sur sa route il rencontra une mouette qui volait à grands battements d’ailes vers le Sud.

A mille et deux pieds d’icelui, une compétition intraspécifique des plus dévouée fit rage ; une deuxième mouette tentait de subtiliser Rodon le Lardon à notre héroïne du Sud. Il en chuta bien amoché avant de s’exclamer : “Ma vie n’est que querelles, sans aucune discontinuité m’offrant répit ! Mais ?! KEUUUUUWA ?! Que vois-je ?! Vous êtes trop loin mon brave, je ne vous vois pas !”

Reblochon s’approcha donc, parce que quand même, ce n’est point tous les jours qu’on tombe sur un lardon aussi sympathique.

“Je cheminais avec mon page Oignon sur la côte. Las ! L’oiseau, cestui-là m’attaqua et porta dedans son bec à travers les cieux. Mon bon petit page doit être bien misérable loin de la présence de son maître.” Reblochon s’exposa délibérément aux UV artificiels, après prescription de son dermatologue. Son futur proche semble à présent évident pour chacun et chacune.

Devant ce lâche abandon, Lardon partit seul en quête de son compagnon Oignon.

Comme c’est un gros Deus ex machina il parvint à le retrouver. Ils se marièrent et adoptèrent plein de pommes de terre, parce que les romances hetero, franchement, c’est dépassé. Et comme à la base ils se foutaient un peu de la tartiflette personne ne se sacrifia. Personne, tu m’entends, PERSONNE. Quant à notre candide invocatrice, emplit de compassion, elle s’administra par intraveineuse une dose létale d’alpha-amanitine.

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